Dédicaces !

Pour la sortie de mes 2 derniers livres, voici les dates pour lesquelles je ferai des dédicaces dans la Loire:

Samedi 11 septembre à Boën sur Lignon de 09:30 à 18:00

Samedi 25 septembre à la Librairie Forum de Saint Etienne à partir de 14h

Dimanche 3 octobre au Salon des Ecrivains de Chevinay à la Salle des Fêtes, de 10h à 18h

Au plaisir de vous y rencontrer !

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Juste à côté de vous…

Je suis discrète, dans le blog, cette année. On dirait que la vie va trop vite, et que je peine à rattraper le wagon qui s’enfile sur les rails… Mais je prends le temps à présent. Ironie de l’histoire, je m’apprête à le faire à la rentrée, précisément le moment où tout reprend… Cependant, si on est logique, c’est au moment où les jours raccourcissent que l’activité devrait s’alléger ! Alors je décide de suivre le rythme de la nature. Dans cette année folle qui vient de s’écouler pour moi, j’ai posé les bases de ma nouvelle vie, et je m’occupe enfin de l’important au-delà du matériel : l’esprit. C’est un domaine sur lequel je travaille d’arrache-pied depuis des mois. Mais cette fois, je vais l’approcher par l’écriture.

Comment vous dire que ma vie a un sens bien plus profond depuis que je fais le métier que j’aime… Je reçois en effet désormais des patients dans mon cabinet, en hypnose et en shiatsu. Je ne peux vous décrire le bonheur que c’est de voir débarquer une nouvelle personne, souvent dans un état déplorable (physiquement, psychologiquement et émotionnellement : cela va souvent ensemble) et de la voir se relever au fil des séances ! Qu’il s’agisse de l’hypnose ou du shiatsu (parfois les deux en même temps), j’assiste la plupart du temps à des renaissances, la lumière se dégage petit à petit de la personne et se met à rayonner autour d’elle, souvent à son insu au début. Les patients qui viennent me voir sont prêts à faire le voyage. Ceux qui ne le sont pas annulent après le 1er rendez-vous. Remettre en question un mode de fonctionnement fait peur, c’est tellement naturel, cette résistance… Pour ceux qui osent, nous cheminons ensemble. Je suis à côté d’eux lorsque les émotions sortent, c’est parfois violent, souvent émouvant, jamais triste. Ils vont au fond d’eux-mêmes, et déterrent des trésors dans leur passé, des pépites de souvenirs qu’ils choisissent de débloquer en hypnose. Ou ils lâchent prise et libèrent des émotions et des blocages énergétiques dans le shiatsu. Dans les deux cas, ils sont présents à eux-mêmes, se traitent avec bienveillance, avancent avec confiance même s’il leur arrive aussi de douter…

J’ai souvent le sentiment d’être comme la sage-femme qui est présente lors de la naissance de l’enfant. Son rôle est d’être le garde-fou, c’est la femme et l’enfant qui font l’essentiel du travail mais elle se tient à côté, pour eux. Et c’est incroyablement gratifiant, cette lumière dans le sourire quand la personne vous dit qu’elle ne reprendra pas rendez-vous, qu’elle a fait le chemin qu’elle était venue faire… Je suis triste, un peu, de ne plus pouvoir les voir à l’occasion des séances. Mais profondément joyeuse de ce voyage accompli, de la nouvelle vie qui commence alors, et des perspectives de bonheur qui s’annoncent.  Bravo à vous tous, qui avez le courage de travailler sur vous pour devenir de meilleures personnes, plus intègres, plus libérées dans votre corps, plus aptes à laisser la lumière vous traverser pour la déposer sur les gens qui vous entourent…

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A vos rêves… Prêts ? Partez !

Dernier né ! On a vu sa petite tête velue sortir cette semaine !!! Mon dernier bébé est tout beau, prêt à s’envoler avec vous pour des aventures incroyables au bout de vos rêves !

Je vous invite à passer le commander en librairie ou l’acheter directement si vous le trouvez en rayon. Voici un moyen de repenser sa vie, de s’offrir un aller simple vers ses rêves, de ‘inventer une petite reconversion si votre quotidien vous semble d’un coup trop étriqué…

 

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Merveilleux covid

Je sais, je ne vais pas me faire des copains… Je sais, le COVID est un virus qui tue, et qui continue de tuer. Je sais, on ne peut décemment pas se réjouir qu’il se soit incrusté sur la planète. Et je déplore d’emblée toutes les personnes qu’il a emportées dans son sillage. Et pourtant… J’ai envie de voir le verre à moitié plein. C’est dans ma nature. J’ai envie de vous emmener faire un petit tour dans le pays des « et si », histoire de voir s’il n’existe pas une autre manière de considérer les choses…

 

Et si le covid était une bénédiction déguisée ? Après tout, avec les différents confinements, on a vu des espèces d’insectes se remettre à pulluler, celles précisément que la pollution générée par nos activités avaient presque fait disparaître… Pensez également à la qualité de silence dont nous avons bénéficié durant plusieurs semaines lors du premier confinement : avez-vous eu le souvenir d’un tel repos pour les oreilles ? Même le ciel, habituellement strié par les avions, était d’un bleu imperturbable…

 

Et si le covid nous permettait d’être plus élevés ? Après tout, le télétravail, les confinements nous ont obligés à faire une chose que beaucoup n’ont jamais fait de leur vie : rester tranquille à la maison, et avoir du temps pour réfléchir, se poser, lire… Envisager la vie sous une autre forme ? Une activité professionnelle qui nourrirait davantage notre besoin d’accomplissement ? Pascal l’a bien écrit : « Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. » Tout est dit. Du coup, prochaine étape : acheter mon dernier bouquin qui vise à accompagner ceux qui veulent réaliser leurs rêves, et foncer ! J

 

Et si le covid nous apprenait à voir ce qui compte ? Après tout, nous avions pris pour acquis tant de choses qui s’avèrent indispensables… Le fait de pouvoir circuler librement dans la rue et à toute heure. Les couvre-feux successifs sont venus nous le rappeler… Le fait de pouvoir passer une journée en respirant facilement. L’air est plus difficile à trouver à travers un masque… L’activité primordiale de toutes ces personnes dédiées en sourdine à notre bien-être : les professeurs, le personnel soignant, les éboueurs, les routiers… Toutes ces personnes dévalorisées dans l’échelle sociale, bien souvent… J’ai appris à cultiver le plus grand respect pour les enseignants quand il s’est agi pour moi d’enseigner à mes enfants sur le bateau. Et de nombreux parents l’ont appris, à l’occasion du covid !

 

Et si le covid était un vecteur de changement radical ? Après tout, il a tant bouleversé les vies, le fonctionnement des sociétés et des économies, la politique, qu’il a rebattu toutes les cartes d’emblée… Il sera difficile de repartir sur des bases semblables à celles de l’ancien monde. Force est de constater qu’une fois de plus l’adage se vérifie : « tu mues ou tu meurs ». Nous devons aujourd’hui repenser les choses, orienter nos activités vers des professions qui ont du sens, une écologie omniprésente dans tous les plans d’avenir pour construire le nouveau monde, le respect de l’autre, de la différence…

 

Je suis une grande rêveuse, et cela n’est pas prêt de s’arrêter. J’ai donc envie, besoin, de rêver que le monde post covid sera bien plus éveillé spirituellement, et qu’il saura se repenser en plus grand, en plus sage et en plus beau. Merci covid.

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Le grand moment de solitude…

Comment vous dire que, parfois, les choses s’inversent drôlement dans les familles ? Il y a cette époque des couches malodorantes qu’il faut gérer, entre deux jets de lait caillé sur l’épaule et la purée de carotte qui tapisse le sol sous la table… Les mômes, ça finit par pousser, on n’a même pas besoin de les arroser, et ça prend quelques centimètres en une poignée de mois. Jusqu’au jour miraculeux où ils sont capables de vous lancer un mam… mmamma… mmamman ! La victoire est totale ! On commence par le début, ba-be-bi-bo-bu, on prononce en exagérant chaque mot, et tout sort tout emmêlé dans la bouche de choubidou, lui-même épaté par les sons qui dégoulinent de sa bouche sans qu’il sache trop bien ce qu’ils veulent dire !

Ce temps-là… il n’a qu’un temps ! Car très vite, le débit s’accélère, le vocabulaire se précise. Et un beau jour, ils vous dament le pion ! Ils vous coiffent au poteau et vous sortent des mots pleins de doubles sens, se lancent dans les calembours et vous voilà (presque) perdue, maman mais en voie d’extinction (de voix). Car arrive le temps un peu spécial où les mômes qui ânonnaient jusque-là des mots tout simples se mettent à parler un autre langage. Et vous, en tant que maman, vous voilà totalement larguée. Je ne parle même pas du verlan : celui-là, ça fait belle lurette qu’on ne se casse plus à le traduire, on a compris le principe même si ça file souvent un peu trop vite pour notre compréhension 😉

Non, je parle du langage si abscond des jeux vidéos ! Les gars se parlent entre eux du dernier truc sur Dofus, et moi je capte que dalle ! Il faut dire que ça donne des phrases un peu sidérantes comme « le perco a chopé des kamas et ça c’est IG ». Il faut savoir que AFK ça veut dire Away from keyboard, quand le personnage, il est là mais il ne joue pas. Faut le savoir. Et vous ? Avez-vous des items à vendre en HDV ? Moi je ne sais pas, j’ai pas gagné assez de kamas alors j’hésite…

Donc les gars se parlent entre eux comme ça, devant moi. Et moi, je me ses sans doute comme eux, petits, lorsque leur père et moi on se jasait en anglais pour éviter qu’ils ne comprennent ce qu’on voulait dire : « where did you hide the peanutbutter ? » Où as-tu caché le beurre de peanut ? Parce qu’avouer la cachette secrète devant les enfants, c’était se préparer à une invasion de la marmaille pour aller taper dans le pot… Et ça, ce n’était pas pensable : le beurre de peanut, c’est réservé aux PARENTS !!!

 

Sans blague, mes enfants sont sympas, ils ont décidé de m’éduquer. Il faut les voir, patients comme le pêcheur de truite devant sa ligne, m’installant devant un ordinateur. Ils me mettent un jeu vidéo pour m’initier, et ils en choisissent un (ils me connaissent) plutôt joli, esthétique, avec de chouettes musiques et des graphismes de fou ! Ils s’amusent de me voir maladroite avec la souris, sont épatés quand j’arrive à faire bouger mon personnage, et ils semblent guetter mes progrès comme j’avais l’habitude de m’extasier devant un pas debout alors qu’ils apprenaient à marcher… Tout s’inverse, je vous dis. Ils sont bienveillants avec maman qui se met aux jeux vidéo et moi je fonds d’amour pour mes immenses chéris si tendres et qui parlent décidément une drôle de langue… Paraît qu’il faut vivre avec son temps !

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Le bruit de la pluie

Déjà en mai… Et l’eau tombe, tombe et tombe encore, réjouissante et généreuse… Je connais beaucoup de gens qui s’en désespèrent. Moi, à l’instar de mon petit dernier, je l’adore ! J’ai encore dans les oreilles le bruit de la pluie qui tapait sur le pont du bateau, lorsque nous habitions dans les Caraïbes et que nous recevions comme une bénédiction cette pluie qui tombait en rideau sur le paysage. Rien ne comptait plus que ces trombes d’eau qui immobilisaient le temps et l’espace. Rien ne pouvait alors se faire sans compter sur cette eau qui s’insinuait partout. On appelait les enfants, on se jetait sur toutes les brosses que contenait le bateau, et on en profitait pour nettoyer le pont, pour profiter de toute cette eau qui tombait du ciel ! J’adorais ces scènes de remue-ménage en famille !

Alors ce soir, je rentre d’une séance passionnante (comme souvent) et j’ai envie de jouer dans les flaques. Je prends Zoé avec moi (petit chien à grandes oreilles et à la démarche sautillante, même si elle n’est pas une grande fan de la pluie !) et on part sur les chemins ! Les écouteurs sur les oreilles, je ne me gêne pas et je chante à tue tête ! Pas de doute : c’est moi qui la fais tomber, cette pluie 🙂 Mais personne pour me lancer les tomates : tous les promeneurs sont rentrés chez eux, on est toutes seules Zoé et moi à profiter des gouttes qui s’abattent sans pitié sur le paysage. J’en profite pour attraper quelques vers de terre dans un mouchoir, histoire de les faire émigrer joyeusement dans mon jardin doté d’une terre pauvre comme un jour sans pain… Et je me promène sous les gouttes sans chercher à les éviter, parcourant les rigoles qui dégringolent de la pente, essuyant celles qui dégoulinent sur le visage, et riant toute seule à ce moment délicieux et gratuit, trempée comme si j’avais sauté dans la piscine, heureuse et amoureuse… Ce soir, je suis un peu Barbara…

 

Barbara

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

Jacques Prévert, Paroles

 

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La philosophie du non agir

J’ai une amie qui vient de perdre sa mère. Mon amie a la fin trentaine, et ce décès est survenu brutalement. Le choc a été immense. Mon amie dit que ses journées sont de plus en plus difficiles à traverser, comme si la douleur empirait au fil du temps. Alors même que l’on décrète généralement le contraire : que le temps guérit les blessures. Je lui ai proposé, pour l’apaiser un peu, de lui faire une séance d’hypnose ou de shiatsu. Elle a refusé d’un bloc. Elle m’a dit vouloir vivre pleinement ce moment, être présente à la souffrance telle qu’elle se présentait à elle à cet instant. J’avoue avoir été un peu déconcertée, sur le moment. Puis, j’ai compris.

Venant moi aussi de traverser une période tumultueuse, je saisis ce qu’elle a voulu dire. Ce désir de vouloir rester debout dans la tempête, de se laisser baigner par l’expérience que le corps, l’esprit sont en train de vivre, sans chercher à en changer un seul détail. Ce qui pourrait passer pour du masochisme est en réalité une forme de présence à ce qui est, une acceptation ultime d’un défi que la vie nous présente et nous demande de relever.

Résister à ce besoin de noyer la peine, de détourner l’énergie de la douleur vers des activités sans fin, de trouver quelqu’un à tout prix parce qu’on est célibataire… Cela donne une force et une puissance intérieure que l’on garde avec soi pour la vie d’après. Cette vie où la blessure s’est refermée, et où on sait qu’on a su la soigner dans la non réaction.

Car nous sommes si prompts à vouloir guérir vite, à panser les blessures, à regarder ailleurs quand ça fait mal. C’est un réflexe, tout ce qu’il y a de plus humain… Pour autant, en restant dans ces réponses « type », nous nous évadons de nous-mêmes. J’apprends, dans une période de vie difficile, à me poser, à rester sur mon canapé à sentir le passage du temps, à me centrer et à évaluer mes ressentis, à les regarder comme des personnages qui s’agiteraient devant mes yeux. J’arrive désormais à ne plus les voir comme étant moi, mais simplement une manifestation à laquelle je n’ai plus besoin de réagir. Je n’y arrive pas toujours, bien sûr. Mais de plus en plus souvent. C’est là, précisément, que se crée un espace. Un lieu magique de liberté mentale où je peux être le calme, la respiration intérieure, sans que les événements ou les émotions ne viennent perturber le lac que j’admire et dont l’eau est étale.

Et au quotidien, j’y trouve un lâcher-prise qui m’étonne toujours, une capacité à accueillir ce qui arrive en y réagissant de moins en moins. Car j’ai cette petite conviction que j’arriverai à faire face, et tout finira par aller parfaitement dans mon sens. Ce qui se produit, inévitablement.

Mon amie va vivre cette période, et en sortira grandie, parce qu’elle accepte la réalité qui lui a été proposée et qu’elle ne veut pas réagir à cela. Elle se laisse entraîner par le courant, sans lui résister, et j’ai la plus grande admiration pour son choix. Je tente de faire pareil, et j’y trouve une paix que je n’avais encore jamais perçue. Gageons que ce qui a été appris ne sera jamais oublié. Je vous souhaite ainsi de méditer sans y penser, en vous posant sur un canapé, sans cérémonie. Pour simplement écouter le bruit de la vie qui passe. Elle le fait toujours en silence. Il suffit de prêter l’oreille…

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Collateral Beauties et autres miracles

Le beau moment, lorsque la musique du générique vient plonger dans une agréable torpeur après un bon film. Celui que j’ai en tête, c’est Collateral Beauties (Beautés Cachées). Brochette de bons acteurs, et un scénar qui tranche avec ce qui se fait généralement dans les films américains, un script avec quelques belles phrases. Ou des concepts. La mort, l’amour, le temps. Qu’ont ces 3 personnages à faire dans la vie d’une personne qui a perdu son enfant ? Tout, apparemment. Il suffit d’entendre les lettres que le père leur adresse, tout à sa colère et à son deuil. Et comment dépasser ce dernier ? Comment survivre à la douleur ? Parfois, il faut pouvoir bousculer la peine, l’obliger à quitter ses marques pour arriver à lever la tête. Parfois, il faut tout un cheminement pour aller plus loin et utiliser ce qui fait mal pour chercher la beauté. Elle se cache, et c’est bien naturel : la plupart d’entre nous ne parvient pas à la dénicher dans un quotidien trop convenu. Elle se mérite, elle demande à être cherchée, pistée dans les petites choses qui échappent à l’œil inattentif. Peut-être que cette beauté-là, c’est une capacité d’émerveillement qui est pour certains innée, pour d’autres, c’est une femme à conquérir, pour d’autres encore, c’est un combat mené de haute lutte après une grande souffrance… Mais sa découverte laisse un avant et un après. Comme si le changement était inéluctable, une fois la transformation réalisée. L’après est époustouflant, et rien ne sera plus pareil ensuite. A chacun de trouver sa façon de la dénicher… Puis d’en jouir.

Et puis une autre histoire. Celle qui se déroule dans le film The Peace Warrior, le Guerrier Pacifique. Un jeune gymnaste promis pour les jeux olympiques qui rencontre un sage déguisé en pompiste dans une station-service. Et quand sa vie explose, on suit le parcours du guerrier qui va en fait combattre… nul autre que lui-même. Il y a des films comme ça qui laissent une trace de leur passage, un peu comme les livres. Celui-là ne laisse pas indifférent. Car il reprend des thèmes importants de la vie : la réussite, le deuil, les aléas de la vie ou ce qui en a les apparences (le hasard existe-t-il vraiment ?). Le jeune homme se prépare pour les jeux olympiques, et tous ses efforts sont tournés vers ce but, jusqu’au jour où tout bascule. C’est l’histoire d’un homme qui découvre qui il est, ce qu’il veut et ce qu’il est capable de faire grâce à l’enseignement d’un pompiste sage.

Ces questionnements me parlent. Depuis que j’ai ouvert mon cabinet en hypnose et en shiatsu, des personnes arrivent, et souvent avec la même problématique. Elles ont 30, 40, 50 ans… Elles se retournent sur leur existence, et leur vient cette question, comme un boomerang : « qu’est-ce que j’ai fait de ma vie jusque-là ? ». La réponse les terrifie. Ils voient du travail, de l’action, du faire… Des relations avec d’autres, un emmêlement de liens où leur désir s’est perdu, dissout dans celui de leurs proches. Ils n’ont pas de sentiment d’accomplissement, il leur manque le sel de ce qui fait la vie, la vraie, celle que l’on respire dans le cou d’un enfant ou lors d’une randonnée en montagne.

Ces personnes sont touchantes parce que je sens en elles un désarroi presque palpable, et l’envie de trouver enfin leur propre nord, le fil des désirs qui les accompagnent et qu’ils n’ont encore jamais pris le temps, la peine d’écouter. Ou, pour certains, qu’ils n’ont même pas identifiées. Cette recherche les saisit un jour, et le malaise est trop présent, à un moment donné, pour qu’ils fassent comme s’il n’existait pas. Alors ils passent la porte du cabinet pour avoir des réponses. Et ils les trouvent, lorsqu’ils sont prêts à faire ce que j’appelle le voyage. Il est alors fascinant d’observer ce cheminement intérieur vers l’inconscient, qui leur permet de reprendre contact avec la personne qu’ils sont véritablement depuis toujours.

Je suis toujours émerveillée de voir les déclics se produire, l’inconscient s’ouvrir doucement au fil des séances, à mesure que la confiance s’installe. Ce sont chaque fois de petits miracles qui donnent alors un élan à la vie qui reste, à celle qui doit encore se définir pour les décennies à venir. Je me sens pleine de gratitude d’avoir la chance de voir ces petites naissances…

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Tricots, Flingues et Bras Cassés sort en librairie !

Vous avez peut-être envie, dans ces temps troublés, de vous marrer un peu, de lâcher du lest, de suivre une histoire rigolote avec des personnages déjantés… Je vous invite à mettre la main sur mon roman Tricots, Flingues et Bras Cassés: une petite galerie de personnages truculents, une intrigue qui vous emmènera des rivages de Bretagne aux montagnes des Pyrénées, un roman pour prendre l’air et rire un coup, histoire de se laisser porter dans un univers où les méchants sont stupides et les héros ressemblent à des mamies spécialistes en arts martiaux…

Le livre sort aux Editions Du Loir le 24 février: TOUS À VOS LIBRAIRES !!!!

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Se laisser être fragile…

31 décembre. Dernier jour de l’année. Peut-être le moment rêvé de se poser un peu, de réaliser le chemin parcouru durant les mois qui viennent de s’écouler. Beaucoup laissent entendre que l’année a été « pourrie », « difficile », « abominable »… Des qualificatifs désolés pour dire les moments de doute, de découragement, d’impuissance face à l’épidémie, aux contraintes financières vécues par beaucoup, à tout ce magma d’inquiétudes qui s’est déversé sur des existences jusque-là routinières… C’est un stade que je conçois, mais qu’il faut sans doute dépasser, sous peine d’échouer à lancer 2021. Le fait de rester sur le négatif confine à l’impuissance et à la stagnation, par peur. Peur de ne pas arriver à contrôler, d’échouer, peur de ne pas y arriver et de tomber, surtout.

Mon année a été riche en événement que beaucoup pourraient qualifier de négatifs. Pour autant, ma lecture en est toute différente. J’estime avoir atteint un état de bonheur rarement atteint. Une solitude heureuse qui ne doit rien à l’extérieur, et tout à un travail intérieur que j’ai réalisé au fil des moments que j’avais d’abord qualifiés de « difficiles ».

Notre quotidien sera toujours jalonné, de cette façon, d’événements qu’il nous appartiendra de voir comme des couperets ou des opportunités. Notre vision de ce qui arrive teintera la manière dont nous pourrons grandir, ou pas, au travers de ces moments proposés. Il faut aussi réaliser l’importance énorme de nos pensées, nos mots, nos anticipations et nos désirs sur la survenue des événements de notre vie. Nous appelons, par nos vœux inconscients, une bonne part de ce qui vient à nous. A nous d’être conscients de ce pouvoir, et de formuler consciemment les désirs qui nous porterons demain. C’est le jeu des vœux en ce début d’année qui arrivera dans quelques heures. Soyons précis dans nos demandes, et nourrissons l’espoir qui aidera toutes ces belles choses à fleurir sur le terreau de notre vie.

 

Une conclusion à laquelle je suis arrivée, au terme de ces mois tumultueux que je viens de vivre, c’est l’importance vitale de se rendre vulnérable. En amour, plus qu’ailleurs, il s’agit d’une attitude indispensable pour oser une vraie rencontre authentique. A mes yeux, la vulnérabilité est cette capacité à se tenir debout face à l’autre dans toute notre nudité. Cela signifie que l’on est prêt à se montrer dans toute sa vérité, les défauts comme les qualités, les zones d’ombre comme les endroits lumineux. Cela suppose de connaître déjà ce qui nous anime de l’intérieur, et d’avoir posé le doigt sur ces parties de nous qui nous plaisent moins. Ou, à défaut de les avoir visitées en profondeur, de les accepter.

Se rendre vulnérable, c’est aussi accepter de donner et de recevoir sans attentes. Donner sans attentes, c’est-à-dire sans avoir besoin d’un retour de la part de l’autre, qui choisira ce qu’il souhaite faire du présent, en toute liberté. Recevoir sans attentes, c’est être capable de tendre les mains pour que l’autre y dépose ce qu’il a à donner. Il importe alors, si on n’a pas eu l’habitude de recevoir, d’accepter la fragilité de se sentir, peut-être, redevable. Un sentiment invivable pour certains, en ce qu’il crée comme un devoir de rendre, qu’il donne à l’autre un pouvoir sur nous : celui de reprendre, ou d’utiliser ce qui est donné pour imposer ou contraindre.

En amour, savoir recevoir, c’est se montrer fragile en dépassant ce sentiment de vouloir donner en retour. Accepter le cadeau, et simplement se sentir reconnaissant. Se montrer vulnérable, c’est accepter de l’autre ce qu’il a à donner, sans savoir la forme que cela pourra prendre. Sans chercher à contrôler ce qui arrivera. Une posture d’ouverture et d’accueil qui donne à l’autre la possibilité de se déployer en toute liberté. C’est contraire à ce que beaucoup d’entre nous ont appris : le contrôle est souvent la protection ultime qui nous a été utile, petit, lorsque nous devions nous protéger, nous conformer aux demandes inconscientes qui nous étaient faites.

L’amour demande que cette armure-là tombe, et que le contrôle nous échappe pour accueillir ce qui vient de l’autre de la façon dont l’autre a besoin de le transmettre. Sans vulnérabilité, le contrôle garde la citadelle de l’ego et rien ne circule… Le contrôle empêche la fragilité et éteint l’amour aussi sûrement que l’eau étouffe la flamme. Imaginez seulement une nuit d’amour où l’un arrive nu tandis que l’autre a enfilé une armure en cuir et en métal ! Et l’ego, il a toute sa place, mais en amour, force est de constater que leur coexistence amène rarement l’abandon. Lâcher prise est indispensable pour se rendre fragile, et c’est précisément ce que l’ego fuit par-dessus tout ! La vulnérabilité en amour impose alors que l’ego soit relégué dans un tout petit espace où il ne viendra pas se mettre en travers du chemin et tenter à tout prix de faire respecter ses lois. Se rendre vulnérable, c’est accepter de rester humble…

Pour 2021, je nous invite à accueillir la vulnérabilité qui permet à l’amour de circuler librement. Certains appellent cela se mettre en position de faiblesse. Je trouve plus juste de dire en position de réceptivité. C’est une manière de s’accueillir soi, dans toutes ses dimensions, et d’accueillir ce que l’autre a à donner, quoi que ce soit. Ce n’est qu’à cette condition que l’amour pourra s’épanouir en toute liberté et l’énergie circuler. En 2021, l’amour pourrait bien prendre toute la place, et c’est sans doute ce dont le monde a besoin aujourd’hui, plus que jamais.

 

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