Vendredi 10 déc: ça va mieux!!

Bonjour à tous!

La photo vient de cet été: des dauphins étaient venus nous rendre visite à la tombée de la nuit alors que nous étions au large de Cap Finisterre, ils nous ont suivi presque toute la nuit, et c’était magnifique de les voir!

Juste avant de donner des nouvelles de nos marins, quelques petites remarques:

– les navigateurs ont choisi de ne plus se connecter par internet pour télécharger les courriels: étant donné le prix élevé des communications, ils gardent les minutes pour télécharger les cartes météo, ce qui est vital pour la traversée. Mais je leur transmets régulièrement les nouvelles qui me parviennent, ainsi que les commentaires sur le blog, ça leur fait toujours plaisir!

– Les enfants dans la classe de Théo a une chance incroyable: ils disposent d’un écran spécial dans leur salle qui leur permet d’accéder à internet. En plus, ils ont une professeure géniale qui a décidé de venir faire un tour avec ses loulous sur le blog pour prendre des nouvelles de Théo. Alors on s’est arrangées toutes les deux pour que j’inclue des informations sur le voyage pour les enfants. Ne vous étonnez donc pas des “capsules” information que je vais écrire sur le blog à leur intention!

Du côté des pirates, ils ont ENFIN réussi à prendre des vents arrière!! Ça signifie que le vent les pousse, alors qu’avant ils l’avaient dans le nez. C’est beaucoup plus confortable sur le bateau, ça brasse moins et puis ils devraient aller plus vite. Pour l’instant, ils ont des vents de 5 à 10 noeuds, ce qui n’est pas beaucoup. Alors ils ont décidé de sortir les lignes de pêche pour en profiter!!!

Le temps est magnifique, et vu que Benoît se remet enfin (lentement) de son mal de mer, il va pouvoir en profiter! Il continue le régime pédialyte et eau, se force à manger, est encore un zombie, mais aux dires de David, vu qu’il a lâché aujourd’hui sa première blague en 3 jours, tout espoir est permis! Quant à Théo, il a eu du mal à étudier ces derniers jours tant ça brassait… Il a donc occupé son temps à lire avidement Harry Potter pour qui il s’est pris d’une réelle passion. Il les avale donc les uns à la suite des autres et vient d’attaquer le 4ème. Ne lui répétez pas, mais le père Noël a prévu de lui amener les 3 derniers…

Ils ont déjà parcouru 600 milles nautiques, et il en reste 2400 à faire, ce qui nous laisse dans l’incertitude par rapport à leur date d’arrivée en Martinique, nous qui espérions les avoir pour Noël!

La pêche en bateau:

Elle peut se faire avec une canne à pêche (on appelle ça pêcher à la traine) pour certains types de poissons (comme les petites daurades). Sinon, on peut, comme ils le font actuellement, poser des grosses lignes (ce sont des lignes en plastique bleu très épaisses et solides) en arrière du bateau: on les accroche pour qu’elles soient bien parallèles (sinon elles pourraient s’emmêler et ce sera le bazar…) et on laisse le bateau avancer à une vitesse maximum de 5 noeuds.Si c’était trop rapide, les poissons ne pourraient pas suivre! Sur la ligne, de gros hameçons sont accrochés (environ 4-5) à quelques mètres de distance chacun, et il y a des leurres à côté des hameçons, pour que les poissons croient que c’est un petit poisson à manger et croquent dans la ligne.

Quand on a la chance d’en attraper un – ça peut être du mahi-mahi, ou daurade coryphène, du thon ou d’autres gros poissons – on peut le mettre dans un bac en plastique pour qu’il se débatte sans salir tout le bateau jusqu’à ce qu’il meure d’asphyxie (pas très sympa, mais pas trop le choix). Certains mettent de l’alcool fort dans les branchies pour qu’il perde conscience, mais il paraît que ça les brûlerait atrocement… Ensuite, comme il s’agit souvent de très gros poissons, il faut essayer de ne pas en gâcher, ils ne se conservent pas très bien si on les apprête pas. On peut donc les découper en lanières fines, puis les faire rapidement tremper dans une marinade (avec de la sauce de soja, par exemple, vu que le sel est un excellent conservateur) puis les suspendre à l’air libre si le temps est beau pour les faire sécher au soleil. On peut aussi faire cuire les lanières dans une cocotte minute et les mettre dans les bocaux stériles pour les conserver dans du bouillon… Ça fournit de toute façon des protéines, des vitamines, et puis le poisson frais, c’est toujours délicieux!

Le mal de mer

Dans le corps, c’est l’oreille interne qui est chargée de l’équilibre. Elle se situe dans la tête, proche de l’oreille, et ressemble à des petits tuyaux qui transportent du liquide. Selon la position du liquide dans les tuyaux, le cerveau enregistre des informations et arrive à savoir si le corps est couché, debout, de travers, etc. Quand on est sur un bateau, par contre, les yeux enregistrent certaines informations sur l’endroit où est le corps, mais avec les mouvements dus aux vagues, le corps, lui, enregistre des informations un peu différentes à cause de l’oreille interne. En conséquence, le cerveau reçoit des informations contradictoires de l’oreille interne et des yeux, et il ne sait plus très bien où il en est. Pour cette raison, le corps réagit en produisant les nausées et le mal de coeur. C’est aussi ce qui arrive quand on tourne très vite sur soi: on se sent mal après, on a l’impression que le monde continue de tourner… Avec le mal de mer, ce qui est aussi curieux, c’est qu’après quelques jours en mer, quand on revient sur la terre, on développe… Le mal de terre! Car vu que le corps s’est habitué au mouvement du bateau pendant des jours, il doit de nouveau se réhabituer à la terre, où ça ne bouge plus du tout!

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