Ars, soleil, vent

Dure journée, puisque les enfants sont crevés et nous le font savoir. On décide pourtant que la journée sera au vélo, et on enchaîne pas loin de 30-40km sur les routes de l’île. Magnifique même si un peu plus achalandé maintenant que les français ont commencé à prendre leurs vacances. Il fait une chaleur à crever, on boit comme des trous (de l’eau, pour ceux qui en doutaient) et on finit par atterrir à Ars en Ré. Joli village dans les terres, on se faufile dans un resto où l’on va manger un véritable festin. Pour ceux qui aimeraient tester, il s’agit du K Ré d’Ars. Excellente adresse pour nos petits ventres affamés qui repartent de là repus et réconciliés avec la vie et le vélo. Petit détour par Loix pour saluer une dernière fois la famille, et on tente les crêpes locales pour laisser finalement Sophie au bus.

Petite frayeur de Ben, parce qu’un petit bateau s’est mis à couple du nôtre alors que le vent forcit et que la houle devient assez forte, faisant rouler le bateau amarré au quai. Ben vérifie les amarres, tourne sur le bateau comme un lion en cage parce que les propriétaires sont partis en ville en laissant leur bateau tout seul. Ils attendent probablement que l’écluse ouvrant sur le petit port s’ouvre, mais ne se préoccupent apparemment pas trop des 20-25 nœuds de vent qui accompagnent la bonne houle dehors et s’absentent 3h de temps, ce qui met les nerfs de Ben à vif. Quand ils se pointent finalement, il leur passe un petit savon, et nos deux septuagénaires ont l’air pas mal penauds, eux que Ben doit même aider à rejoindre leur bateau parce qu’ils semblent assez peu en forme ! Ils auront tout de même à déplorer un chandelier arraché et une amarre presque rompue à cause de leur amarrage déplorable.

Journée donc bien remplie, même si un peu explosive en raison de la fatigue ambiante. Les enfants sont loin d’être patients, et surtout, Laé s’acharne sur son père et lui en fait voir de toutes les couleurs. Faut dire que chez lui, l’Œdipe fait des heures sup’ et ne nous laisse aucun répit. J’ai droit à toute heure du jour et de la nuit à des lancinants « t’es belle, mamaaannn », à des « je t’aimmeeeuuu » tandis que Ben écope des « t’es pas beau » et autres « je vais te casser la figure ». Assez caricatural, je vous l’accorde, il ferait un excellent cas d’école sur le sujet.

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