Claire comme de l’eau de roche…


Magnifique journée, que nous débutons en allant chercher le pain à la boulangerie à terre. Sur le chemin, on remarque qu’il y a du monde à la halle aux poissons. Il s’agit d’un petit toit abritant quelques étals, avec d’énormes poissons (pour les touristes que nous sommes) trônant dessus. On s’approche : dorades coryphènes aux couleurs irisées et petits thons argentés. Ça nous va ! Une femme du coin nous explique : « si vous voulez un poisson, choisissez le tout de suite, ça part vite !!! ». Alors on attrape Titus par la queue (c’est le nom du thon qu’on a choisi !) et on le dépose sur une table à côté à l’ombre. Puis, on attend. Parce que la halle est fermée : le pêcheur qui a les clés est parti relever ses casiers dans l’île à côté et il faut attendre qu’il revienne pour chercher la balance qui va peser nos bestiaux !! Une bonne demi heure plus tard, je tends mon titus au pêcheur au sourire adorable et aux manières douces, il me dépèce la bête et me demande un gros 10 euros pour 1.5kg de poisson frais…
Puis escale boulangerie que Ben, comme à son habitude, dévalise. La veille, Théo nous a préparé deux pains que nous ajouterons à notre petit déjeuner, on ne mourra pas de faim aujourd’hui ! Ensuite, vu que la lumière est splendide, je convainc Ben d’aller faire du snorkeling sur l’île d’à côté, on fera les devoirs plus tard. Arrivés sur le récif, l’eau est d’une transparence hallucinante. On voyage parmi les poissons perroquet, un énorme diodon planqué dans un rocher, une petite murène tâchetée, on voit des poissons d’un bleu outremer magnifique, des coraux colorés. On se régale les yeux et le cœur, on voit à plusieurs mètres de distance et Ben essaie tant bien que mal de s’initier à la photo sous marine, ce qui n’a pas l’air évident…
Fin de journée soldée par une glace près du débarcadère, et on en profite pour admirer un autre défilé du carnaval, mené cette fois par des ados et des enfants du coin. Les petites antillaises paradent, maquillées outrageusement avec des costumes à paillettes clinquants qui nous donnent envie de les prendre dans les bras tant elles sont mignonnes. Les mamans ont dû passer des heures à les coiffer et les parer pour le grand événement ! À ce chapitre, on finit par croire avec Ben qu’on va suivre le carnaval partout où il passe ! À Portsmouth, j’ai très peu dormi une fois de plus à cause du barda que les gens du coin faisaient entre les tambours tonitruants et les sonos à fond. Christelle avait demandé à quelle heure la fête se terminerait sur la plage : le rasta qui lui a répondu a alors eu un rire gras : « c’est simple, on devrait arrêter la fête de la plage vers 4h, mais à 7h, on commence le carnaval ! » En fait de trève, ils n’ont jamais vraiment arrêté, ayant commencé dès minuit le fameux carnaval ! Conclusion de mon enquête personnelle sur le phénomène : les habitants des îles ici pourraient faire pâlir d’envie le lapin des piles Duracelle : ils sont branchés sur accu et se rechargent tout seuls, ou alors le rhum a un effet sur eux qui dépasse les limites physiques de la résistance humaine !! Un bon sujet de thèse pour un étudiant en médecine en manque de sujet…

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