Les Saintes, et les belles rencontres


Ulrich, gardien de l’ilet Cabri, en pleine démonstration…

Avant tout: grande nouvelle! Les photos du voyage depuis fin janvier sont désormais disponibles sur Picasa à l’adresse suivante: https://picasaweb.google.com/103715859256286351114. Pour les mordus, vous trouverez aussi les photos de nos précédents périples en bateau. Et voici la mise à jour sur notre voyage…

Ces quelques jours passés aux Saintes nous ont beaucoup reposés… Promenades jusqu’au Fort Napoléon, dégustation de glaces locales (les meilleurs glaces coco du monde !), on plonge près d’une épave proche de notre bouée pour observer quelques poissons… Un soir, on repère un cata de location qui déborde de marmousets excités qui sautent à qui mieux mieux sur le trampoline. On se dit : « chouette, des copains pour les enfants ! ». Manque de bol, ils lèvent l’ancre le lendemain avant même qu’on ait pu faire connaissance. Le surlendemain, retour de la bande dans l’après-midi, ils cherchent une bouée pour s’amarrer pour la nuit… en vain : plus une place de libre ! Ils partent s’ancrer au pain de sucre, un mouillage proche de la baie. Avant de les voir partir, Ben a le temps de leur conseiller de guetter les bouées libres le matin de préférence pour s’assurer d’avoir une place. Le jour d’après, ils suivent le conseil de Ben et on les retrouve à quelques bateaux de notre bouée, victoire ! On passe les voir pour leur laisser entendre que nos enfants reluquent les leur pour faire connaissance, et ils ont l’air d’aimer l’idée d’un chahut collectif ! Après la période de devoirs ce jour là et une ballade dans l’île, on part en expédition pour saluer ces nouveaux amis. La sauce prend immédiatement avec Bastien, Camille, Violette, Marie et Zoé, ainsi qu’avec leurs parents et la petite Juliette. Il s’agit en fait de deux couples de français qui habitent en Guyane, tous dans l’enseignement, et qui viennent passer une semaine sur un cata pour se reposer. Ça clique d’emblée, on projette un souper pour le soir même, et les pâtes vont devenir nos meilleures amies pour ces rencontres impromptues. Repas à 15 sur leur Nautitec, arrosé de vin rosé et de ti punch, on refait le monde et on partage des découvertes et des idées. Les enfants font les fous quant à eux, à cheval sur un pauvre kayak qui se fait retourner comme une crêpe à intervalles réguliers, pris d’assaut par une horde de mioches déchaînés ! On a tous un plaisir fou ! On les laisse partir le lendemain, à regret, puisqu’ils vont visiter la réserve Cousteau sur l’île en face. Nous, on projette de se mettre à une bouée sur l’ilet Cabri le lendemain matin, ce qu’on fait dès 7 heures car les places sont chères ! On finit par en trouver une et retrouvons avec grand plaisir notre ami Ulrich. Ulrich est un potier de haute volée qui a décidé de mener une vie un peu spéciale sur cette petite île déserte qui fait partie de l’archipel des Saintes. On l’avait rencontré l’été dernier, et nous le retrouvons tel qu’on l’avait laissé : toujours aussi gentil, attentionné et généreux de son temps. Il fabrique lui-même l’argile qu’il utilise pour faire faire de la poterie aux enfants qui passent (mais les grands s’y mettent aussi volontiers !). Alors le principe est simple : pour s’y mettre, il suffit de lui demander. Il nous prête son tour, et donne des conseils pour nous aider à fabriquer l’objet souhaité : vase, pot, assiette… Ensuite, on peut s’installer sur une des grandes tables dressées dehors, et on peint ces petites œuvres qu’il va faire sécher une semaine à l’air. Il les fera cuire dans son four extérieur pour les navigateurs qui repassent la semaine d’après. Dans notre cas, on récupèrera nos œuvres dans 6 mois, quand on repassera !
Le soir de notre arrivée à l’ilet Cabri, on s’apprête à faire le repas, les enfants ont passé l’après-midi à jouer avec les enfants du bateau d’à côté. Et qui voit-on arriver in extremis ? Nos guyanais, de retour de leur périple ! Qu’à cela ne tienne, re-gros souper ensemble, sur notre bateau cette fois, et on survit à l’agitation enfantine en les mettant devant un film dans une des cabines, et on passe une soirée mémorable en compagnie d’Anne et Luc, Bénédicte et Olivier. Quel plaisir que ces rencontres au fil de l’eau, qui nous apprennent aussi à goûter le moment présent, car elles sont toujours éphémères…
Le lendemain, on décide de les accompagner vers Pointe à Pitre, compte tenu des prévisions météo plutôt défavorables pour les jours suivants. Traversée musclée pour rejoindre la Guadeloupe, avec des creux de 3 mètres et des vents de 20 à 25 nœuds ! On étrenne donc un peu plus Lam, qui est champion dans les vagues, on se la joue conservateurs avec 2 ris dans la grand voile, et un bout de génois et on fait une bonne moyenne de 7 à 8 nœuds finalement. Ce qui n’empêche pas nos potes de Guyane de nous dépasser avec leur 40 pieds ! Mais tout le monde arrive entier, et c’est ce qui compte !
On fêtera avec eux leur retour vers les pluies guyanaises ce midi, après un beau repas avant de les mettre dans le taxi qui les emmène à l’aéroport. Et ce sera de beaux souvenirs à garder de cette rencontre inopinée !

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2 réflexions au sujet de « Les Saintes, et les belles rencontres »

  1. Wow je viens de lire le plus beau roman de la vie.
    Merci de nous partager ces délicieux moments de vie en famille
    j’ai l’impression d’être avec vous ces beaux textes mériteraient d’être édités j’envoie cette demande dans l’Univers…..

  2. Merci pour ton commentaire, Éveline, je suis ravie que ça te plaise! Bisous guadeloupéens!
    fann

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