À nous, Antigua!


Voilà un petit bout que je n’ai pas écrit… Semaine peu intéressante à Pointe à Pitre, réparation dans le mât finalement effectuée par Ben, qui passera près de 3h perché au sommet de Lam, à se balancer au gré du vent… Un gros gros merci à Hubert et Pierre Antoine, de Corail Caraïbes, pour leur aide très appréciée dans la préparation de Lam, ainsi que pour les conseils techniques et le soutien moral !
Corvée lavage du linge aussi, ce qui me permet (y a vraiment que dans ces milieux qu’on peut rendre une corvée de linge intéressante !) de faire la connaissance d’Anne Gaëlle, bretonne originaire de Saint Malo (une de mes villes préférées). Qu’à cela ne tienne, on décide sur le pouce de s’organiser un souper collectif pour le soir d’après, en compagnie de leur amie Anne-Laure, qui vit depuis plus de 7 ans sur un cata avec ses 2 enfants et son mari en pointillé. Celui-ci est en effet capitaine dans la marine marchande et revient pendant 2 mois tous les 2 mois. Le lendemain, donc, super souper avec cette fois-ci 7 marmousets qui courent partout sur Lam, tous des gars (ça nous change pas beaucoup…) ! Bel échange, on fête dignement notre rencontre autour d’un chili et d’un gâteau délicieux. Finalement, jeudi dernier, décollage de Pointe-À-Pitre pour rejoindre le mouillage de Saint François au nord de la Guadeloupe, non sans que j’aie pu baptiser les eaux suite à un petit mal de cœur bien mérité compte tenu du vent et de la belle vague pendant la traversée ! Très jolie petite ville avec une marina charmante, mouillage exposé au milieu des récifs, mais l’eau est turquoise et le paysage à couper le souffle. Lendemain à l’aube : on lève l’ancre avec le soleil, et, en même temps qu’Anne-Gaëlle et Matthieu (et leurs enfants, Raphaël et Adrien), dont le bateau s’appelle Taoz, on part pour Antigua. Leur Bénéteau de 43 pieds nous met dedans, lui qui remonte super bien au vent et arrivera au mouillage près de 80 milles plus loin avec deux bonnes heures d’avance ! De notre côté, navigation pépère avec genaker, la réparation de Ben a fonctionné et la drisse est en pleine forme, excellente nouvelle.

Au mouillage de English Harbour, magnifique port de plaisance d’Antigua, nous sommes époustouflés par la présence de vieux gréements magnifiques au vernis impeccable dans le Nelson Dockyard. Il y a bien sûr aussi des énormes yachts de nos milliardaires habituels, notamment le bateau royal d’Angleterre, qui a accueilli le prince William la semaine dernière, toujours en train de faire le tour de son futur royaume depuis son mariage. Pas vu la trace de son sourire large comme la lune, mais le yacht vaut la peine, énorme et démesuré. Le village est très beau, vieille pierre, petites échoppes charmantes, prix exorbitants et artisanat de bon goût. Hier, nous entamons avec Taoz la visite de l’autre versant de la baie où nous sommes amarrés. Balade dans des sentiers tortueux et pentus le long de la mer, avec des parfums de garrigue et des relents de fleurs sèches. Végétation éparse sur une terre aride qui nous dépayse après la luxuriance des îles plus au sud. Les cabris nous servent de guides avec leurs bêlements charmants, et la vue d’en haut est splendide, donnant sur notre baie, Freeman Bay, et celle qui la jouxte, Falmouth Bay, trou à cyclone notoire.

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