Saint Barth : pour ou contre ?

Petite annonce: vous pouvez voir toutes les photos du voyage sur Picasa: https://picasaweb.google.com/103715859256286351114

Pour.
L’arrivée dans un mouillage splendide, avec une ville à flanc de colline aux maisons coquettes et aux couleurs antillaises. Les voiliers incroyables venus des quatre coins du monde pour la régate de la fin de semaine : des dizaines de mètres de pont en teck, des accastillages étincelants au soleil, voiles en carbone, coques sur laquelle l’eau du port miroite et défilé des équipages en uniforme… Le shipchandler, accueillant, serviable et d’une gentillesse épatante. L’anse Colombier : l’eau cristalline (on voit le fond 10 mètres plus bas comme si on y était), les coraux magnifiques (réserve naturelle protégée : y a pas de secret !) et les poissons sereins et pas mal plus gros qu’ailleurs (pas l’habitude d’être chassés par l’homme dans ce coin-ci, ça paraît !). Le défilé des voiliers de milliardaire dans la baie pour l’entraînement d’avant la régate, toutes voiles dehors… Les belles boutiques, entre Rolex, Cartier et les autres, avec les devantures soignées et les prix qui font se tordre de rire (je n’ai jamais compris qu’on mette plusieurs dizaines de milliers de dollars dans une montre qui, au final, ne donnera jamais rien d’autre que l’heure et une gueule de riche…)
Contre.
Le mouillage surchargé en raison de l’affluence due à la régate toute proche : on aurait dit un rassemblement de fous de Bassan tant la promiscuité était pénible. La bouée d’ancrage de Lam qui a été arrachée par un plaisancier maladroit et inconscient, qui a de surcroît traîné notre bateau sur une vingtaine de mètre parce qu’il a déplacé notre ancre, mettant Lam au-dessus de récifs sur lesquels on aurait pu s’échouer… Les tarifs prohibitifs de tout sur l’île : pour être à St Barth : 15 euros par jour, prix de la bouffe, de l’eau, de l’air… Le manque d’amabilité des gens à terre (sauf le shipchandler, une chance !), sans doute trop habitués à se faire snober par les milliardaires désagréables. La culture consumériste à outrance. L’impossibilité de se baigner au mouillage, tant cela signifiait risquer sa vie, en raison des bateaux à moteur qui louvoyaient entre les bateaux, quand ce n’était pas de petits dériveurs sous voiles…

En revanche, nous sommes arrivés à St Martin depuis Samedi et, sur le chemin entre St Barth et St Martin, nous nous sommes retrouvés au milieu de la régate qui réunissait tous ces magnifiques bateaux à Gustavia. À 500 mètres de nous, de part et d’autre de Lam, les voiles toutes dehors, les mâts qui gîtaient à mort, les filières dans l’eau, un spectacle incroyable !!!
Ici, à Saint Martin, nous sommes à la marina. Une fois de plus, impression d’être un porte-monnaie muni de deux jambes… La nuit à la marina est plus chère que dans la marina qui fait face à Manhattan à NY ! Et tout est payant : la connexion internet (qui fonctionne une fois sur deux), la douche (comme au camping !), l’accès au ponton à dinghy, etc. En ville, pas grand chose à voir, et encore des gens un peu blasés qui voient sans doute passer trop de touristes friqués (encore que pas mal moins qu’à St Barth). Bref, pas sûr qu’on reviendra…

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