Arnaque à saint Martin et îles vierges splendides

Saint Martin, Saint sanctuaire de l’arnaque. Il est une vérité que nous ne pouvons cacher sur St Martin. Oui, la vie y est chère, oui, les marchandes de légumes à la sauvette sont peu aimables et vous proposent 5 bananes plantain au prix de 2 malheureuses bottes d’oignons verts, à savoir 4 euros, avec pour seule balance leurs mains et un pifomètre très approximatif… Je gage qu’avec son système, je lui aurais demandé 2 fraises ou 3 petits pois, ça aurait aussi coûté… 4 euros ! Oui aussi, une place à la marina de Fort Louis coûte 53 euros pour la nuit (pour Lam en tout cas), mais rester à quai pour 3h juste pour faire le plein d’essence et d’eau en coûte… 40 ! Mais, au-delà de tous ces petits détails exaspérants, il y a une vérité que nous devons révéler à tous les voileux qui viendront poser l’ancre ou s’amarrer dans le coin. La réalité est que Saint Martin jouxte San Marteen : même île, mais coupée en deux, un côté français et un côté hollandais. Côté français, naturellement, on s’attend à entendre parler français et à payer en euros… Que nenni ! Là-bas, les gens, même créoles, parlent plutôt volontiers l’anglais. Mais surtout, arnaque suprême qui a déclenché l’ire de mon Ben préféré, on paie… en euros, OU en dollars ! En gros, les marchands augmentent artificiellement leurs prix, et proposent aux touristes de payer dans une monnaie ou l’autre, à raison de 1 euro = 1 dollar ! Ce qui fait que, 1) les prix sont plus élevés 2) à défaut de dollars américains, on doit payer en euros pour un taux de change franchement désavantageux, au profit d’un commerçant malin… Conclusion : si jamais vous allez quand même à Saint Martin (l’ilet Tintamare vaut carrément le coup, de même que l’eau merveilleusement claire), munissez-vous auparavant de dollars américains ! Ce qui, malheureusement, ne rendra pas votre kg de carotte acheté au marché moins cher…

Trêve de coup de gueule, nous sommes à présent aux îles vierges. Je sais, nous avions déclaré que nous partions pour les Turks & Caïcos, mais, après consultation de la météo, et avec l’assurance que les vents seraient merdiques dans les jours à venir, il nous a semblé judicieux de faire un tour aux îles vierges, quitte à attendre la fenêtre météo dans un endroit qui nous branchait bien. Et, de fait, tous nos copains s’y retrouvaient aussi. Début de navigation en fin de journée au départ de Marigot, donc, avec très peu de vent, on se traîne ! Nos potes de Iod’l nous dépassent allègrement au bout d’une heure ou deux, car ils sont dotés – outre l’équipage aguerri – d’un spi symétrique énorme et, accessoirement, d’un bateau super rapide. Bon, on encaisse, mais on s’y attendait, c’est pas si grave. J’attaque le quart de 20h30-24h00, ce qui me rappelle un peu les nuits à l’hôpital, même si là c’est carrément moins long que 12h et surtout beaucoup moins occupé ! En fait, en quart, j’adore écouter un livre audio. Là, je me suis mis Anna Gavalda : Ensemble, c’est tout. Livre que j’avais déjà lu, mais qui délasse bien et qui a le grand mérite d’être super long ! La nuit débute donc, calme tranquille, Lam navigue doucement, mais une grosse houle du nord me rend vite malade… Pas grave, ça arrive ! Il reste que la lune nous éclaire par l’arrière, qu’elle est argentée et laisse un sillon lumineux sur les vagues qui me fascine. Le moment est unique. Vers 23h30, un troupeau de dauphin me rend visite. J’en ai presque les larmes aux yeux, de les voir jouer dans les vagues, de me saluer ainsi discrètement et de me tenir compagnie… Je laisse le relais à Ben à l’heure dite, et me réveille toute seule à 5h. Ben quant à lui, malgré sa fatigue, m’a laissée dormir, et fait des veilles rapides. Le principe est simple (et fonctionne pour les voyageurs qui naviguent en solitaire) : il dort par tranche de 20mn, et quand le réveil sonne, il lève le nez pour voir s’il y a des bateaux dans le secteur et si le vent est stable, puis se rendort. Bref, je l’envoie au lit et m’installe, les écouteurs sur les oreilles. Cette fois, la lune est devant nous (elle voyage plus vite, la chanceuse !) et est à présent dorée ! Une magnifique lune solaire qui attend son compère le soleil avec tant d’impatience qu’elle s’est déguisée comme lui ! Et lui, arrivant derrière Lam, discrètement, une heure plus tard, m’offrira un lever de soleil tout en nuance, à travers une petite couche de nuages à l’horizon. Bref, enchanteur.

Arrivée à Virgin Gorda, sur une des îles vierges tant convoitées par les touristes friqués. On décide d’aller s’ancrer pour la nuit dans Gordon Sound, qui offre une succession de petites anses charmantes, et quelques îles prises d’assaut par des super yachts. Qu’à cela ne tienne, on s’ancre près d’une toute petite île privée, quasiment sur la barrière de corail qui casse pour nous la houle de l’océan. Un très bel espace ouvert, bordé de toutes parts par des îles montagneuses, et bouleversé de coraux épars et très riches en poissons magnifiques. Coraux qui prennent des couleurs que nous n’avions pas encore aperçues, violets florissants, jaunes-brun doux, etc. Quelques tortues passent paresseusement la tête, timides, et Théo se trouve même un ami poisson ! Celui-ci est tout petit (4-5cm à peine) et s’obstine à tourner autour de Théo, le touchant presque. Il a refusé de le quitter pendant presque un quart d’heure, au grand plaisir de notre bidou qui s’amusait à lui faire suivre son doigt dans l’eau !

Ce soir, mouillage à l’île Eleutia, privée elle aussi, abritant une jolie petite plage et une barrière de corail qui nous permet de mettre l’ancre au milieu de nulle part. On y retrouve complètement par surprise… Taoz !!! Partis la semaine dernière et à qui nous avions fait nos adieux, ces retrouvailles sont inespérées, et tout le monde est ravi !

 

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