Une journée au pays des stroumpfs


GPS 25.0600, -77.3450
Après deux jours passés à briquer Lam, laver tout le linge avant pourrissement total, et faire l’avitaillement, nous avons pris la direction de Atlantis Marina. Ici, à Paradise Island, se dresse un des plus grands parc à riches de ce coin du monde. Il paraît que ça s’appelle l’aquarium de Nassau. Il est en effet, vous le constaterez plus bas, assez impressionnant. Mais ça ressemble quand même grandement à un énorme prétexte pour y faire un terrain de jeu géant pour gens friqués. Pour la petite histoire, des immeubles d’un kitch fini (les québécois diraient que c’est « quétaine au bout ») se dressent dans le ciel, dont les plus hauts sont rejoints par une passerelle. Eh bien il est dit que cette passerelle abrite la plus grande suite du site, et qu’il faut pour y aller débourser la somme rondelette de 25,000 dollars… par nuit ! Pour un minimum réglementaire et obligatoire de 4 nuits… bien sûr ! Il paraît que c’est là que feu Michael Jackson avait l’habitude d’aller et on le croit sans peine ! Toujours est-il que nous prenons la direction de ce complexe monstrueux vers 13h, après avoir dûment amarré Lam entre les yacht super luxe qui habitent le coin. Et là, bienvenue au pays des schtroumpfs, puisque autour de la marina, les maisons sont petites, proprettes et colorées, comme les aiment ces américains aisés qui adorent se rendre au Mont Tremblant de notre Québec. Derrière les immeubles roses super laids déjà décrits, s’étendent des km de sites pour les gens qui louent des chambres dans les multiples hôtels qui bordent le terrain de jeu géant. On trouve une succession de piscines immenses de formes variées, des jeux aquatiques qui font le bonheur des enfants et des adultes, des palmiers, des plages donnant sur l’océan, des mers de transats collés tellement serrés qu’ils bannissent d’emblée la plus simple idée d’intimité, des femmes qui ont fait refaire la quasi totalité de leur corps (exception faite toutefois des orteils, et peut-être des cheveux – encore que j’ai parfois des doutes…), des hommes bedonnants qui arborent des couleurs rouge vif attestant de l’absence notoire du soleil dans leur pays d’origine (à moins que ce ne soit les gènes de blonds vénitiens qu’ils tentent de cacher tant bien que mal), des colonies de petits îlots de restauration rapide vendant burgers et sandwiches à prix d’or, un casino envahi de férus du jeu et des restaurants de luxe à plus de 200 dollars le repas, re-tapis de transats et ce jusqu’à l’horizon… Cela tourne la tête tant il y a de choses qui défilent dans tous les sens, et on se félicite d’être venus en fin de saison, tant une grande affluence aurait rendu la chose intenable. Cependant, on est conquis par les aquariums qui sont en effet étonnants. De larges étendues laissent des raies léopard et pastenagues s’ébattre gaiement sous nos yeux, quand ce ne sont pas des requins marteau ou des tortues marines. On trouve assez vite les jeux d’eau, et on fait un voyage sur des trips (boudins en caoutchouc) le long d’un parcours assez long qui fait le tour du parc, avec vagues incluses et arrosages intempestifs, super sympa ! Plus loin, on tente le temple maya : glissade géante qui se termine par un tunnel qui passe à l’intérieur du bassin des requins… dans un tube en plexiglas ! Ça a l’air sympa, comme ça, mais on se rend très vite compte (quelques dixièmes de seconde au plus) que ça tient de la folie : descente sur le dos à presque 90 degrés sur quelques dizaines de mètres, à se demander comment on fait pour ne pas décoller de la paroi !!! Même pas le temps de hurler, on se prend plein d’eau dans la tronche, et on débouche dans une piscine, les jambes flageolantes, et en se jurant qu’on ne nous y reprendra pas !! On enchaîne donc un peu plus loin sur la Power Tower. Là encore, on se retrouve dans les hauteurs, mais avec un trip cette fois. Ben et moi laissons aller Laé en premier et on se demande très vite si on a pas fait une bêtise. Il a pourtant la taille réglementaire, mais à le voir aller sur une pente aussi raide, à une vitesse aussi folle, on a peur qu’il s’envole, le lardon ! Mais tout est calculé et il reste accroché à son boudin, tandis qu’on hurle à notre tour parce que l’expérience reste quand même assez violente ! Les enfants adorent tellement qu’ils le feront plus de 4 fois ! Fin de journée impressionnante, à visiter The dig, qui est le plus grand aquarium au monde. Jugez plutôt : on y voit des poissons plus gros que Laé (en taille et en poids !), des raies mantas de plusieurs mètres d’envergure, des mérous qui ont l’air d’être centenaires tant ils sont monstrueux… L’aquarium s’étend ainsi au pied des immeubles roses, tels des douves immenses, et serpente sur des centaines de mètres. On peut aussi le voir depuis les jardins conçus à l’extérieur, au-dessus duquel ils passent. Laé trouve même le moyen de tomber dans un aquarium – celui des petites raies pastenagues, des diodons et des petits poissons. Je vous fais grâce du regard affolé qu’il arbore dans sa chute, et de la vitesse spectaculaire avec laquelle il revient sur le bord… Ouais, ça fait pas mal étrange, ce monde hors du monde. Surtout quand on sait que ça ressemble à un parc d’attraction le jour, mais que ça devient boîte de nuit géante après le coucher du soleil, avec une ambiance différente autour de chaque piscine… N’empêche, on a adoré ça, on a eu un fun pas possible avec les enfants, et ça restera dans nos annales des plus chouettes parcs à date !

 

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