Virées nature au pays des petits lézards…

Hier, après les devoirs des enfants et quelques tours en optimiste (Olivier nous ayant gentiment prêté un des petits bateaux de sa flotte pour le plus grand bonheur des enfants !) pour Théo et Laé (Sacha reste scotché à ses bouquins), c’est le cheval qui était à l’honneur ! En effet, Nath et Olivier nous ont négocié une belle après-midi avec Mario et Richard, son gendre. On a donc chacun notre cheval, casque de vélo sur la tête en guise de protection (c’est Richard qui s’est marré en nous voyant : les casques avaient tellement de poussière qu’ils n’avaient pas dû servir depuis la guerre de 14-18 !). Laé est tout fier d’être seul sur son cheval, et les deux grands font les fanfarons au moins autant ! Quant à Ben, il n’est pas très rassuré car son cheval ne cesse de hennir et semble pas mal excité… Nous partons de la maison de Mario pour aller rejoindre les petites routes de campagne, le long des collines qui se succèdent pour former ce paysage vallonné et couvert de champs, de palmiers et de pâturages qui nous ont conquis dans la seconde. Tout est beau, la lumière caresse le chemin pierreux, les vents battent les feuilles des arbres, le chien de Mario nous suit près des chevaux, engueulant les vaches au passage, se frayant un chemin dans les buissons qui bordent la route. Il a une endurance incroyable, le bougre, et ne nous lâchera pas pendant les 2 heures que durera la promenade ! Nous avançons sur des chemins qui montent et descendent, finissent par aboutir sur des sentiers pierreux longeant les champs, Ben a toujours des soucis avec son cheval, nerveux et qui a tendance à ne supporter la présence d’aucun cheval autour de lui. Compliqué, quand on est tous en file ! Finalement, lors d’une petite halte, on échange lui et moi nos chevaux. Le mien a très bon caractère, et en plus il est très rapide. Tout s’arrange ! Plus loin, Mario m’encourage à prendre les devants. Derrière la petite colline verte traversée par le chemin, c’est l’endroit idéal pour les galops ! Alors je m’élance avec mon nouveau cheval, et c’est l’entente parfaite, il galope comme un dieu, faisant s’envoler devant nous des grues qui s’étaient arrêtées là. Le paysage est à couper le souffle, je goûte à quelques instants de bonheur pur et parfait, la lumière de fin d’après-midi ajoute quelques fils d’or le long des feuilles de palmiers et l’herbe haute est d’un vert tendre qui donne envie de s’y allonger. Comme je suis en tête, les chevaux de la troupe suivent le mien, et après le galop, je mets mon cheval au trot, histoire que les enfants connaissent le tape-cul ! Ça ne loupe pas, et très vite, j’entends Laé qui s’étrangle de rire, ravi par les mouvements de son petit cheval qui le balance en haut et en bas ! Il gueule à qui veut l’entendre que, si ça continue, il va « avoir le mal de mer ! » Théo est aussi aux anges, il capote ben raide et Sacha, flegmatique comme à son habitude, traîne en arrière et profite du paysage en trottinant tranquillement ! Cette après-midi restera gravée dans les annales de la famille comme une des plus belles. Les enfants terminent cette journée à contrecœur, se jurant de refaire du cheval dès qu’ils en auront l’occasion. Laé explique d’ailleurs que, « plus tard, j’achèterai un cheval et j’en ferai tous les jours ».

Aujourd’hui, encore une aventure ! Nath et Olivier nous ont encore organisé une petite surprise, puisqu’ils se sont arrangés avec un gars du coin pour que nous allions en taxi jusqu’à des chutes célèbres en République Dominicaine. À l’heure dite, Ramon, notre chauffeur local, nous récupère donc à Porto Blanco pour nous y amener. Arrivés là-bas, on nous équipe de gilets de sauvetage et de casques, et nos deux guides, Anthony et Gaby, nous emmènent gaiement vers ces fameuses chutes d’eau. On en fera que 7, mais il y en a 27 à faire en tout ! Au pied de la première chute, nos gars nous expliquent le principe : on grimpe jusqu’à la 7ème chute, et après, on redescend le tout, soit en sautant, soit en glissant ! Génial ! Je suis morte de trouille juste à l’idée de monter… Mais bon, vu qu’on est là… On commence l’ascension par une petite échelle de bois à même le rocher. Puis petit saut dans l’eau qui bouillonne, Anthony nous tire dans l’eau pour nous faire arriver sous un surplomb. Gaby, qui est monté au-dessus, nous tend une main secourable, et ce gars nous hisse à la force du bras jusqu’en haut ! Bon, monter les enfants comme ça, je veux bien, mais des adultes !!! Et quand on aperçoit un peu plus tard des occidentaux costauds qui doivent bien peser leurs 100kg, je me demande bien comment ils arrivent à de tels exploits ! Mais ils le réalisent, l’exploit et même plusieurs fois, pour nous amener en haut ! Partout, de la roche moussue, arrondie par l’érosion et creusée par le courant fort de l’eau qui ruisselle des montagnes plus haut. Une végétation omniprésente, des odeurs d’humidité et de terre, de fleurs aussi. On nage tant bien que mal contre le courant dans les petits bassins dans lesquels nous atterrissons avant la prochaine chute. Vient le moment de descendre tout cela ! Laé se lance, courageusement, et boit la tasse aussi sec ! Tout le monde y passe, glisse à toute vitesse dans le courant pour atterrir dans les petites piscines naturelles vues à l’aller. Mais nos guides sont patients et très attentifs, Anthony nous bombarde avec l’appareil photo que nous avons emmené et tout le monde rit et s’amuse. Les deux dernières chutes sont aussi les plus grandes, on se lance mais c’est impressionnant de glisser presque à pic dans le torrent. Expérience très chouette, les enfants et les parents auront adoré !

 

(Visited 46 times, 1 visits today)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.